| Débat courtois à Saint-Eloy R.L. du Dimanche 27 novembre 2005 | ||
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| Le maire François Grosdidier a rencontré, hier après-midi, une cinquantaine de jeunes du quartier Saint-Eloy dans les locaux de l'Association interculturelle). Un débat très poli où il a été beaucoup question du futur lieu de culte musulman. "Il peut y avoir des malentendus, mais je ne pense pas qu'il y ait de désaccord. En réalité, nous avons besoin que vous nous disiez de quelle façon vous ressentez les choses, sans retenue...". Devant une cinquantaine de personnes, essentiellement des jeunes gens et des jeunes femmes rassemblés à l'AIC (association interculturelle), le maire de Woippy François Grosdidier est allé hier après-midi à la rencontre de la jeunesse musulmane de Woippy. Pour évoquer, bien sûr, la récente crise des banlieues, mais aussi les difficultés du quotidien liées au racisme, à la discrimination à l'embauche, à la politique de sécurité ou à la délinquance et à l'économie parallèle. Pourtant, très vite l'essentiel de l'échange, très courtois, a tourné autour d'une question principale: quel lieu de culte pour les Musulmans de Woippy, actuellement repliés sur un local tout petit en regard des besoins? "Pour l'instant, il n'y a pas grand-chose. Quelle sera la place de l'AIC dans le futur centre interculturel dont vous parlez", a demandé une première jeune femme. "Comment et par qui sera-t-il géré?", a embrayé un deuxième. "Qui sera le propriétaire de ce lieux", s'est inquiété un troisième en expliquant le souci de la communauté d'être rassurée "sur le long terme, pour nos enfants et nos petits-enfants!" Le député-maire a sauté sur l'occasion pour refaire l'historique du projet et dire son attachement à l'existence d'un lieu de culte musulman digne à Woippy. Pour dire aussi qu'en l'état actuel de la loi, la marge de manoeuvre de la commune est étroite mais que l'affaire se fera: "D'ici un an, un an et demi grand maximum, l'actuel bâtiment du Troc de l'Ile sera devenu ce centre des cultures euroméditérranéennes, avec une salle de prière capable d'accueillir le millier de fidèles que vous évoquez. D'autres aménagements la compléteront et l'association qui gère le culte musulman en aura l'usage, a résumé l'élu. Quant à la propriété du lieu, elle restera celle de la commune. Mais je suis persuadé que la loi, hypocrite lorsqu'elle ne donne pas les mêmes droits au culte musulman qu'aux autres religions, évoluera dans le bon sens. En tout cas, à court et moyen terme, nous sommes, vous êtes parés!" X | ||
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| 150 parlementaires contre le rap "antiblanc" R.L. du Vendredi 25 novembre 2005 | ||
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| À l'initiative du député-maire de Woippy (UMP), François Grosdidier, 200 parlementaires demandent au garde des Sceaux d'engager des poursuites contre sept groupes de rap, accusés d'incitation à la violence, un mois après le début des émeutes dans les banlieues. Issus pour l'essentiel des rangs de l'UMP, 150 députés et 50 sénateurs, parmi lesquels de nombreux Lorrains (Nadine Morano, Denis Jacquat, André Berthol, Céleste Lett, Philippe Leroy, Gérard Longuet...), enjoignent à Pascal Clément de poursuivre les groupes Monsieur R., le chanteur Smala, les groupe Lunatic, 113 et Ministère Amer, les rappeurs Fabe et Salif pour "incitation à la violence et à la haine raciale". "La chancellerie a demandé au parquet de Paris de déclencher une enquête mais cette réponse ne nous satisfait pas", a indiqué hier François Grosdidier, initiateur de la démarche. L'élu mosellan considère qu'une "vraie politique pénale contre le racisme" doit être "redéfinie au niveau de la chancellerie". "Le racisme antiblanc, c'est du racisme et il faut le réprimer", estime M. Grosdidier, qui sera dimanche l'invité de l'émission de Marc-Olivier Fogiel. Cet été, déjà, le député-maire de Woippy avait déposé une question écrite à l'Assemblée, après avoir entendu les paroles d'une chanson de Monsieur R., issue de son dernier album Politikment Inkorrekt: "La France est une garce/n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser/comme une salope il faut la traiter, mec!" L'élu vise cette fois des textes de Lunatic ("Tu m'dis la France un pays libre/attends-toi à bouffer du calibre!", de Ministère Amer ("J'ai envie de dégainer/sur des faces de craie") et du groupe Fabe ("C'est physique, biologique/au bleu-blanc-rouge/j'suis allergique). François Grosdidier et ses collègues se disent "convaincus" que "ce type de rap est l'une des causes de l'explosion des banlieues". "C'est l'idéologie antiblanc de Dieudonné. En écoutant cette musique dans leur MP3, qu'ils prennent au premier degré, ces jeunes en quête de repère, malheureusement souvent acculturés, sont convulsionnés. Au nom de la création musicale, doit-on laisser se développer le racisme le plus primaire? Je dis non". "Une fois de plus, on recherche des boucs émissaires parce que la banlieue a brûlé", a réagi le rappeur Richard Maleka, alias Monsieur R. "Nous, les rappeurs, décrivons les maux de la société. Au lieu de parler d'amour et d'ouverture, l'UMP veut les voix de Le Pen" ajoute Passi, du groupe Ministère Amer (dont le dernier album remonte à 1995). De son côté, la radio Skyrock, "première radio de la culture rap", se dit "indignée contre ce procès ridicule fait à la nouvelle génération". "Comme dans le passé où Brassens, Ferré et le rock étaient accusés de pervertir la jeunesse et de provoquer l'anarchie, c'est aujourd'hui le même procès qui est fait à toute une génération, en mettant en cause la liberté d'expression", estiment les dirigeants de cette radio. Par ailleurs, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a dénoncé "l'inculture des élus de l'UMP dans le domaine de la chanson française, qui a charrié des textes similaires". Et le MRAP de citer des extraits de chansons de Léo Ferré, Georges Brassens ou Renaud. Nicolas BASTUCK. | ||
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| Les drogues, l'enfant et le dialogue R.L. du Lundi 21 novembre 2005 | ||
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| La campagne de prévention contre les toxicomanies, engagée par la municipalité dans les écoles, est entrée dans sa phase active, avec la diffusion massive d'un document accessible à tous. Pour amorcer le dialogue. Les parents le savent bien: il n'est pas toujours possible de transmettre à ses enfants ce que l'on estime bon pour eux. En grandissant, les adolescents prennent leurs propres ailes, se détachent de plus en plus de l'influence de leurs parents et font parfois l'opposé de ce que l'on en attend. Vieux comme le monde, ce constat s'applique en particulier aux toxicomanies dont le commerce et la consommation sont un véritable fléau auquel la municipalité a décidé de s'attaquer, à travers une campagne de sensibilisation des parents, des enseignants, des adolescents et, parce qu'ils sont les plus vulnérables, des enfants dès le CM1. Trois fascicules simples à comprendre et très faciles à consulter. D'abord, un "guide d'information", destiné aux parents et à l'entourage d'usagers de drogues, donne des conseils de comportement à adopter en cas de doute ou de problème, les professionnels pour en parler et les coordonnées des organismes spécialisés dans l'aide aux toxicomanes. Le second opuscule s'adresse directement aux adolescents. "C'est interdit parce que ça fait mal. Le plaisir vient d'abord, les dégâts viennent ensuite! mieux vaut parler franchement et regarder les choses en face: faire le point et regarder où l'on va". Le troisième est destiné aux élèves des classes de CM1 et CM2. Une bande dessinée originale met en situation une maman et son enfant qui la questionne avec toute la candeur de son âge. Cette distribution complète l'action d'information méthodique et permanente menée, depuis le début de l'année scolaire, par la police nationale dans les deux collèges de la ville. Détermination Pour bien marquer la détermination de la municipalité à prendre ce problème à bras le corps, le maire, François Grosdidier, s'est impliqué dans cette opération en procédant à la première distribution à l'école Jacques-Prévert, que dirige Jacqueline Miro. "A cet âge là, les gamins veulent bien faire. Ils ne sont pas encore dans la rébellion de la pré-adolescence, de la tentation de l'interdit. On a un public beaucoup plus réceptif auquel il faut déjà donner un cadre de références. D'où l'importance de les toucher dès le primaire, même s'ils ne sont pas encore confrontés au problème" explique le maire avant de poursuivre: "Nous allons aussi organiser des réunions publiques pour les parents. De leur côté, les associations sont invitées à participer activement à cette opération en diffusant très largement les supports à la prévention contre les toxicomanies. Nous voulons ainsi créer un climat général, une culture, qui soit plutôt hostile à la consommation, parce qu'elle se fonde sur une information véritable sur ses conséquences dommageables". Parallèlement, la pression sur le terrain se fait de plus en plus forte: "C'est la mission principale de nos agents devant tout autre préoccupation. Au cours de leurs activités de ronde dans les cages d'escalier ou de surveillance de la voie publique ils exercent une vigilance accrue et des actions non systématiques qui perturbent dealers et consommateurs". | ||
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