| Sept jours en politique R.L. du Dimanche 4 décembre 2005 | ||
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| François Grosdidier, député-maire de Woippy, a déclenché l'ire de la gauche en intervenant à l'Assemblée nationale lors d'une question sur l'immigration clandestine. "Dans ma commune, lors d'un mariage sur deux, l'Hôtel de ville résonne de youyous", a-t-il lancé, avant que la fin de sa phrase ne soit recouverte par le brouhaha d'une opposition qui avait les nerfs à vif après les propos de Nicolas Sarkozy sur la "racaille" et le "Karcher". La petite phrase Pas sûr que la comparaison aurait été du goût de feu Jean Paul II. "La prévention, c'est comme la messe, il faut la dire toutes les semaines", a glissé dans un clin d'oeil le président de l'association AIDES, Christian Saout, reçu mercredi à l'Elysée à la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida. Le chiffre: 2.000 Une broutille. L'encre du budget 2006 à peine séchée, Thierry Breton a jugé utile d'apporter une légère correction à sa copie en lâchant au détour d'un colloque que la dette de la France n'était pas, bien sûr, de 1.100 milliards d'euros mais de près de... 2.000 milliards. Les initiés auront pensé à ajouter au chiffre inscrit dans le projet de loi de finances pour 2006 les quelque 900 milliards dus au titre des droits à la retraite des fonctionnaires. Le lapsus Alors que Nicolas Sarkozy a célébré lundi sa première année aux commandes de l'UMP avec un bonheur non dissimulé, Jacques Chirac avait mardi l'anniversaire nettement plus terne. Dans un lapsus un brin freudien, le chef de l'Etat a assuré "assumer> avec "beaucoup de plaisir" ses 73 printemps. Sans convaincre grand monde. La méchanceté (1) "Il est à la tête d'un ministère impuissant", "n'est pas très utile à son pays" et "ne laissera pas beaucoup de traces": le verdict, assassin, est signé du socialiste Malek Boutih, un tantinet agacé du manque de visibilité d'Azouz Begag, ministre chargé de la Promotion de l'égalité des chances, en plein débat sur les banlieues. C'est "un pion dans la grande bataille gouvernementale". La méchanceté (2) Seuls les esprits chagrins y verront un "jugement politique" de Nicolas Sarkozy contre son rival Dominique de Villepin et non une simple "plaisanterie". Rendant un hommage appuyé à Marc-Philippe Daubresse, débarqué du gouvernement par le Premier ministre, le président de l'UMP a salué un "excellent ministre du Logement". Et d'ajouter: "C'est pour ça que tu ne l'es plus d'ailleurs"... La petite annonce Cherche stagiaire de niveau bac +3 ou plus pour bûcher trois à cinq mois sans salaire, mais dans le cadre privilégié "d'un bureau paysagé". La petite annonce a été publiée sur le site internet de Matignon, en quête d'une recrue dotée d'un sens aigu du sacrifice. Celle-ci aura peut-être aussi le privilège d'intégrer le collectif créé par des stagiaires pour dénoncer les recours abusifs aux stages, qui ont reçu le soutien du ministère de l'Emploi. Le remue-meninges "Rénovateurs" en rupture de ban avec leur courant cherchent nouveau nom de guerre. Venant à la rescousse d'Arnaud Montebourg et de ses comparses, qui ont signé samedi l'acte de "décès" du "Nouveau PS", un militant parisien s'est creusé les méninges sur son site internet (http://nonalasynthese.free.fr). Ses suggestions: "Nouveau nouveau PS", "Nouveau PS maintenu" "PSMR" pour "PS des militants rénovateurs". Et pourquoi pas "NPS canal historique"? Les chauffards Flashés, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy. A en croire l'hebdomadaire Auto Plus, les chauffeurs des deux hommes font peu de cas des contraintes routières. Feux rouges brûlés, rues prises à contresens, excès de vitesse ou couloirs de bus: si leur voiture officielle était verbalisée, ils perdraient respectivement 75 et 40 points de permis pour une distance parcourue de seulement 50 km. | ||
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| Le 1er Régiment du matériel honore son saint patron. R.L. du Dimanche 4 décembre 2005 | ||
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| Le 1er Régiment du matériel est sorti pour la première fois de ses murs pour associer la commune à la fête de Saint-Eloi, patron de l'arme du Matériel. Bienvenue en Lorraine. Présidée par les généraux de brigade Remondin, commandant la 1ère brigade logistique de Montlhéry et Bobard, directeur du matériel de la Région Terre Nord-Est, la prise d'armes organisée place André-Debs à Woippy par le 1er Régiment du matériel à l'occasion de la Saint-Eloi, a réuni, outre de nombreuses personnalités civiles et militaires d'active et de réserve, la majeure partie des personnels du régiment et de nombreux Woippyciens. Une dizaine de porte-drapeaux des associations patriotiques locales avaient également tenu à participer à cette cérémonie placée sous le commandement du colonel Pascal Cavatore qui, après avoir rendu les honneurs à l'étendard a donné lecture de l'ordre du jour: "Habileté manuelle, honnêteté et respect d'autrui furent les plus grandes qualités de Saint-Eloi. Il nous les a transmises au-delà des siècles comme des vertus perpétuelles qui doivent guider notre action et notre comportement. Cette année a vu le régiment renaître en adaptant ses structures. En multipliant les efforts et notre cohésion nous avons fait face aux difficiles conditions d'exercice de notre profession. Disciples de Saint-Eloi et fils de Sainte-Barbe, continuons de servir avec honneur et dévouement dans la lignée de l'héritage de nos anciens et maîtres à penser. Visons au quotidien et relevons le défi de notre devise Premier exige". Après avoir passé les troupes en revue, les généraux ont procédé à une remise de décorations. La partie purement militaire de cette cérémonie animée par la musique de la Région Terre Nord-Est aux ordres du comandant Varoteaux s'est achevée par un impeccable défilé des troupes. Enraciné Dans la salle Saint-Exupéry où les participants se sont retrouvés pour partager le verre de l'amitié, le colonel Cavatore n'a pas manqué de remercier chaleureusement la municipalité de son accueil s'attachant à souligner: "La qualité des relations qui relient notre régiment à sa garnison. Les conditions de cet équilibre comprennent la réalité d'une insertion harmonieuse dans le tissu économique de la cité". Une adresse à laquelle le député-Maire François Grosdidier a été très sensible: "Représentative de la France d'aujourd'hui, de sa diversité sociale culturelle, religieuse, Woippy est fière d'avoir un régiment aussi enracinée dans la société civile que le vôtre. C'est l'un des plus gros employeurs de militaires et de civils, c'est un agent économique majeur, un donneur d'ordres, un client pour tout un tissu économique. C'est réconfortant de savoir que dans cette armée, se retrouvent toutes les couches de la société française qui y trouvent non seulement un métier mais un vrai sens à leur existence. Notre fierté c'est surtout de voir "notre" régiment se projeter sur tous les continents où il porte avec honneur les couleurs de la France. Autant de raisons qui font que nous sommes particulièrement heureux de vous recevoir ici ce soir". Les récipiendaires Ordre national du mérite: officier: colonel Cavatore; chevaliers: lieutenant-colonel Bouige, commandant Grison; médaille de la Défense nationale: or: adjudant Grajewski, brigadiers-chefs Handel et Jonet; argent: capitaines Gibaud et Gallinoto, adjudants Pierson et Raynaud, brigadier chef Mortier; bronze: lieutenant Chevrier, maréchal des logis Calvignac, 1ère classe Tupea. | ||
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| Banlieues : table ronde chez Grosdidier R.L. du Samedi 3 décembre 2005 | ||
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| Le bouillonnant député maire de Woippy a joué, hier, la tête d'affiche d'une table ronde sur les cités. Avec à ses côtés... le maire socialiste de Behren-lès-Forbach. "Dois-je avouer qu'au soir de l'incident à l'Assemblée nationale je me suis posé la question: vais-je venir à Woippy ou pas? Et puis je me suis rappelé que depuis deux ans que nous travaillons ensemble avec François Grosdidier, nous avons toujours été soucieux de nous exprimer en dehors des clivages politiques". Parce ce que pour Michel Obiégala la lutte contre l'exclusion des cités impose un dialogue de tous les instants, on ne l'enfermera pas dans le petit jeu politicien. Reste que ce préambule lui est apparu comme un exercice incontournable, hier après-midi. La précision a pour elle cet autre mérite: confirmer que la date de ce débat a bien été fixée antérieurement à l'esclandre du Palais Bourbon. Mais c'est aussi pour l'élu socialiste une manière de court-circuiter toute critique émanant de sa propre famille politique. En ces temps de radicalisation des positionnements on n'est jamais trop prudent. Non, il n'est pas venu en mairie de Woippy applaudir aux "you-you" de François Grosdidier. Il répond là à l'invitation de l'antenne régionale de l'association Le Cercle des citoyens responsables au sujet d'un livre blanc intitulé: J'aime ma banlieue. Pour le maire de Woippy, le rendez-vous pouvait difficilement trouver meilleure programmation. S'il ne constitue, certes, qu'un débat de plus à mettre au compte de l'incendie des banlieues, celui-ci vient conclure une semaine houleuse dont on peut craindre qu'elle se résume par la suite à la naissance d'une marionnette supplémentaire aux Guignols de l'info. Saisissant cette nouvelle occasion de s'expliquer, François Grosdidier ne lâche plus le micro: "Je ne pensais pas, en vous accueillant aujourd'hui être au centre d'une polémique", confesse-t-il à la soixantaine de personnes venues débattre du sort des banlieues et qui jamais ne doutera - publiquement du moins - de sa bonne foi. Le député UMP embraye sur "les clichés" et "la difficulté de parler des problèmes". Le même approuve rétrospectivement "la fatwa de l'UOIF [Union des organisations islamiques de France]" contre les émeutiers. Et franchit une nouvelle étape en appelant à une réforme du droit concordataire: "Il faut l'actualiser pour que les imams soient payés au même titre que les prêtres, les pasteurs et les rabbins". Tout en s'interrogeant: "Comment dans ce pays lever les tabous sans être caricaturé?"... Du grain à moudre pour sa marionnette. Xavier BROUET. | ||
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| Le club des anciens visite l'Assemblée nationale R.L. du Samedi 3 décembre 2005 | ||
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| Départ matinal pour les membres du Club des Anciens de Woippy-centre et leur présidente Juliette Beier puisque le car les amenant à Paris a quitté la place de l'hôtel de ville bien avant l'aurore. But du voyage organisé à l'initiative de Thérèse Pilois, conseillère municipale déléguée au 3e âge: l'Assemblée nationale, où ils ont été accueillis par un collaborateur du député-maire François Grosdidier. Conduit par un guide, le groupe a pu tout à loisir visiter l'ensemble des bâtiments, salons, salles de réunions, bibliothèque et, bien entendu, l'hémicycle dans lequel siègent les députés et qui constitue le centre de l'activité législative de notre pays. Ils ont ensuite eu le privilège de pouvoir déjeuner sur place, où ils ont été rejoints par Marie-Louise Kuntz, 1ère adjointe au maire, puis sont montés sur la terrasse du bâtiment d'où ils ont pu jouir du panorama imprenable sur la capitale. Sur le chemin du retour ils ont apprécié la visite touristique de Paris, de ses principaux monuments et de ses sites les plus remarquables. | ||
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| La prise de tête François Grosdidier L'Humanité du Samedi 3 décembre 2005 | ||
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| Maire de Woippy, en Moselle, grâce à une campagne musclée qui chassait sur les terres du Front national, c’est comme député UMP que, le 12 août, il demandait au garde des sceaux d’engager des poursuites contre le rappeur Monsieur R et d’interdire la FranSSe. Le 22 novembre, il récidivait, avec 200 parlementaires, contre sept groupes ou chanteurs de rap : la Smala, 113, Lunatic, Ministère Amer, Fabe, Salif et Monsieur R. Tant pis si certains ne chantent plus, et si, pour la plupart, les textes sont anciens. Tant pis si des textes aussi contestataires ont été signés par de « bons » Français. Il n’y a que la traque du bouc émissaire qui compte. Seulement quand, mercredi, à l’Assemblée, après avoir annoncé qu’il déposait une question écrite sur « le racisme antiblancs », François Grosdidier précisait que son intervention porterait sur « les mariages Blancs » et ajoutait : « Dans ma commune, lors d’un mariage sur deux, l’hôtel de ville résonne de youyous... » il n’a pas pu aller plus loin. Plus exactement, personne n’a entendu ce qu’il disait ensuite (1). Mariage Blanc, racisme antiblancs et youyous en deux phrases, cela faisait beaucoup trop, d’autant qu’après Bernard Accoyer sur la polygamie comme mère des violences urbaines, c’est une voie royale qui s’ouvre chaque jour un peu plus à la haine. (1) Il se réjouissait de ces mariages « formidables moments de bonheur » au contraire de ceux où les mariés et les témoins semblent ne pas se connaître et qu’il soupçonne d’être des mariages blancs. Émilie Rive | ||
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| Droite-FN : des liaisons coupables R.L. du Samedi 3 décembre 2005 | ||
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| Quand l’UMP recycle ouvertement les propositions du parti de Le Pen. Que des passerelles existent entre la droite et l’extrême droite n’est pas une surprise. C’est un fait amplement démontré par de nombreux chercheurs et politologues. Le recyclage des thèmes d’extrême droite pour tenter de s’attirer les suffrages de son électorat est un sport largement pratiqué depuis l’émergence du FN dans le paysage politique français. Qui ne se souvient du candidat Jacques Chirac à la fin des années 1980, dissertant sans complexe sur « le bruit et l’odeur... » ? Sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy La nouveauté aujourd’hui réside dans le fait que le pillage de l’extrême droite est organisé, théorisé et systématisé au plus haut niveau de l’État et du parti majoritaire l’UMP. Sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et de sa volonté de « décomplexer » la droite, l’UMP a analysé les alternances successives mais également l’élimination du PS au premier de la présidentielle de 2002 comme les conséquences d’un affadissement du débat idéologique entre la droite et la gauche. La droitisation permet de déplacer le centre de gravité du débat idéologique franchement à droite donc de mettre la gauche hors-jeu. Pour la droite sarkozyste l’enjeu de cette stratégie est d’imposer idéologiquement, dans un pays réticent, la version française de ce qu’il faut appeler une contre-révolution néo-conservatrice dont l’objectif est de broyer non seulement le « modèle social français » mais plus profondément d’extirper une série de références politiques historiques qui fondent la conception française de la République. 1789, 1793, 1848, 1870, 1905, 1936, 1945, 1962, 1968, 1981... autant de dates charnières, de ruptures politiques et idéologiques que l’UMP entend balayer de la mémoire et de l’inconscient des Français. Le recyclage et l’adaptation par l’UMP et le gouvernement des idées chères à l’extrême droite s’organise autour de trois grandes thématiques : l’économique et le social, l’immigration, et les atteintes aux libertés au nom de la sécurité. L’introduction dans la loi du concept d’« aspects positifs du colonialisme » est ainsi, non seulement, du révisionnisme mais plus profondément une volonté de dicter l’histoire aux historiens. Cela renvoie également les populations venant des ex-colonies à leurs supposés « propres échecs » qui les poussent à s’expatrier. Cette démarche ne s’inscrit pas simplement dans une nostalgie coloniale ou dans une volonté néocolonialiste. Elle s’adresse d’abord à ceux que l’extrême droite appelle les « Français de souche », pour stigmatiser une population « immigrée » ou « d’origine immigrée » qui serait incapable de réussir dans son pays d’origine et qui compromettrait la réussite de la France. Dans la même veine, on trouve les provocations du député (UMP) François Grosdidier sur « les youyous » et la censure des groupes de rap, la polémique lancée par l’UMP et reprise par le gouvernement sur la polygamie comme facteur déclenchant des violences en banlieues, ou l’annonce par le ministre de l’intérieur de l’expulsion d’étrangers en situation régulière dans le cadre des interpellations durant les trois semaines d’« émeutes urbaines ». Réécriture de l’histoire coloniale, stigmatisation de l’« inadaptation culturelle » de populations immigrées, systématisation des expulsions, autant d’idées que l’on retrouve quasi textuellement dans les textes du FN. Sacralisation du libéralisme Droite et FN également se rejoignent également au niveau économique et social dans une même sacralisation du libéralisme économique. Toute puissance du patronat, « valorisation » des métiers manuels, remise en cause de la scolarité obligatoire et de l’éducation nationale, démolition du droit du travail, suppression des charges patronales, casse des prélèvements progressifs (IR) et de solidarité (ISF), conditionnement des droits sociaux à une activité, réduction drastique du périmètre de l’État et de la fonction publique, haine des services publics et des fonctionnaires... Autant de traits partagés par la droite et l’extrême droite. Enfin force est de constater que la mise en place de l’État d’urgence et sa prorogation, les différentes mesures qui sous couvert d’antiterrorisme légalisent une société sous surveillance avec accès aux fichiers au mépris des libertés fondamentales. Une nouvelle fois, le gouvernement UMP met en oeuvre des propositions du parti de Jean-Marie Le Pen. Stéphane Sahuc | ||
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| Lettre ouverte au député Grosdidier... oui ou non pour une pétition Les Ogres du Samedi 3 décembre 2005 | ||
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| Monsieur le député, Que diriez-vous d’une pétition auprès de vos collègues parlementaires de tout bord, sur le retrait total des investissements français en Afrique noire ? Les pays concernés sont les suivants, à titre d’exemple : Le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, l’Angola, le Sénégal, le Cameroun, le Mali, le Burkina Fasso, la Guinée, le Niger, le Tchad, le Bénin, le Togo, je m’arrête là car la liste est longue... Je suis citoyen français et j’ avoue ma stupéfaction lorsque je vous entend dire aux jeunes artistes de rap, ou des jeunes de banlieues, qu’ils sont d’origine de tel ou tel pays africain. Ils sont tous nés ici sur le territoire français. Et cela remonte à plusieurs générations par rapport à leurs parents, si ce n’est pas leurs grands-parents. Dois-je vous rappeler que ces derniers se sont battus, en étant aux premiers rangs, afin de libérer la France durant les deux premières guerres, ensuite pendant les guerres d’Indochine et d’Algérie ? Auriez-vous la même attitude pour des personnes nées en France d’origine polonaise,italienne, russe, portugaise, espagnole... ? Votre attitude envers ces personnes démontre votre mépris vis-à-vis d’eux. Vous parliez de racisme anti-blanc...Je vous invite à faire un voyage dans un pays d’Afrique pour quelques jours et vous verrez l’accueil et le respect que l’on vous réserve. En revanche, aucune comparaison n’est possible ni envisageable pour les africains résidant en France. Cessez la démagogie facile, et par la même occasion de mettre de l’huile sur le feu. Ce dont a besoin la population française aujourd’hui, c’est l’enseignement de son Histoire dans toute sa globalité, c’est à dire en tenant compte des périodes glorieuses ou non. En cela je vous encourage personnellement à lire l’intervention de Claude Ribes à l’UNESCO en 2004. Le problème en France c’est avant tout l’ignorance dans laquelle certaines personnes se complaisent, ce qui permet à d’autres d’en tirer profit. Ayez le courage de vivre avec votre temps... Nous ne sommes plus à l’époque de Napoléon ni de Colbert. Je me permets de vous dire que nous assistons aujourd’hui à la mort lente, mais certaine, de la vieille France. Par vos réactions et votre pétition, j’y vois simplement l’agonie de cette grande dame qui a du mal à laisser la place à une France nouvelle, multiculturelle et éternelle...Je dis oui à une pétition à condition que ce soit pour l’enterrement de cette vieille France qui a peur et qui veut faire peur de plus en plus. Républiquement votre... Togolome | ||
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| Youyous, ZEP : le refuge des réflexes Le Monde du Samedi 3 décembre 2005 | ||
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| Extrait : L'incident de séance est un classique de la vie parlementaire. Il se pratique de préférence lors des questions au gouvernement, le mardi ou le mercredi, quand les députés sont nombreux dans l'Hémicycle, les tribunes du public et de la presse bien garnies et, surtout, la télévision présente pour retransmettre les débats en direct. François Grosdidier a-t-il provoqué délibérément la scène de genre qui a occupé l'Assemblée nationale mercredi 30 novembre ? Sa question s'adressait au ministre de la justice. Député de Moselle et maire de Woippy, l'élu UMP a commencé par évoquer le « racisme antiblanc », pour dire qu'il n'en parlerait pas, avant de passer aux « mariages blancs ». Par PATRICK JARREAU | ||
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| R. Dutreil à Metz le 12 décembre R.L. du Vendredi 2 décembre 2005 | ||
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| Le ministre des PME et du commerce, Renaud Dutreil sera à Metz le 12 décembre prochain. Il sera reçu à la Chambre de métiers et de l'artisanat, par le président Pierre Streiff et il y visitera la plate-forme d'accueil aménagée en pied de Pôle des Métiers. Il planchera ensuite devant les artisans, avant de se prêter à un échange avec eux. Au lendemain du coup de chaud au Palais Bourbon (notre édition d'hier), François Grosdidier organise sa défense et réclame des excuses à la gauche. Dans un courrier adressé à ses "collègues" de l'Assemblée nationale, le député-maire de Woippy revient sur les incidents qui ont émaillé la séance de mercredi en rejetant l'accusation de racisme: "Tant aux mariages qu'au Ramadan où à l'Aïd, je bois le thé et partage le bonheur de mes compatriotes musulmans, un tiers de la population de ma ville. J'ai fait élire dans mon conseil municipal Adil, Erfane, et Abdelmajid. J'ai créé une partie musulmane dans notre cimetière communal et milite pour que les communes puissent officiellement offrir aux musulmans des conditions permanentes et dignes pour l'exercice du culte". | ||
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| Grosdidier chez les Guignols R.L. du Vendredi 2 décembre 2005 | ||
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| "Dites du bien, dites du mal, mais parlez de moi!" Le principe bien connu des hommes politiques profite manifestement à François Grosdidier. Le député-maire de Woippy, boosté par sa sortie sur les "you-you", a fait son entrée hier soir aux Guignols de l'Info de Canal+. Alain Duverne, le créateur des marionnettes, l'a inclus dans une bonne discussion de bistrot à la buvette de l'Assemblée nationale... La gloire! | ||
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| Le racisme sans complexe du député Grosdidier L'Humanité du Vendredi 2 décembre 2005 | ||
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| Le fond de l’air est nauséabond. Depuis un moment déjà, c’est vrai. Mais quand des députés prennent l’habitude de confondre l’Assemblée nationale avec un meeting du Front national, il y a de quoi frémir. « Dans ma commune, lors d’un mariage sur deux, l’hôtel de ville résonne des you-you », s’est plaint hier François Grosdidier, député et maire UMP de Woippy (Moselle), lors de la séance des questions au gouvernement. Tollé sur les bancs de la gauche. Huées et claquements de pupitre donnent au propos raciste une publicité dont l’orateur se serait sans doute passé. Bernard Accoyer, gêné aux entournures, s’empresse d’évoquer une « surréactivité » des députés « après les événements » des banlieues et une « méprise ». Grosdidier, l’initiateur de la chasse au rappers, s’excuse. Mais qu’importe. La phrase a été lâchée. Elle est là, écrite. Comme le chapelet d’horreurs déversées l’avant-veille dans le même Hémicycle par les nostalgiques du temps où l’on pouvait dire « bicot » sans qu’on vous emmerde. Comme les provocations calculées d’un ministre de l’Intérieur qui jure de mettre dehors « ceux dont le monde entier ne veut plus ». Comme les menaces de ces élus, dans les rangs mêmes de la droite parlementaire, qui rêvent de déchoir de leur nationalité française ceux qu’ils appellent « les étrangers ». La grande machine à recycler les idées de l’extrême droite est bien en marche. Le Pen jubile. Sarkozy engrange. Et des milliers de Français se sentent chaque jour un peu moins chez eux dans leur propre pays. Rosa Moussaoui | ||
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| "C'est blessant... ça ne m'abat pas" R.L. du Jeudi 1erdécembre 2005 | ||
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| Après la bronca déclenchée sur les bancs de la gauche au Palais Bourbon, le député-maire de Woippy, joint hier soir au téléphone, revient sur le sens de ses propos. Il évoque un "malentendu" et réclame des excuses publiques aux députés de gauche. Républicain Lorrain: Après la croisade anti-rap, les you-you, c'était le mot de trop? - François Grosdidier: Je ne pensais pas du tout que des you-you allaient enclencher un tel concert de vociférations. En réalité il y a un malentendu. Je n'ai pas parlé de voyous mais de you-you. Ceux que j'entends lorsque je procède à des mariages dans ma mairie de Woippy. Ce qui n'a aucun caractère péjoratif comme en témoigne la suite de ma déclaration dans laquelle j'évoque ces formidables moments de chaleur humaine que nous - maires - partageons alors avec les familles des mariés. Mais cela, la gauche n'a pas pu l'entendre. Et pour cause, elle hurlait à tout rompre. R Quelle leçon tirez-vous de cet incident? - F.G.: Que la gauche fait feu de tout bois. Mais elle est coupée de la réalité. La réponse de ses élus ne consiste pas à traiter les problèmes, ni même à les identifier, mais au contraire à maintenir tous les tabous. On est et on reste dans le jeu politique. Mais je ne crois pas que l'opinion adhère à ça. Ceci étant, je n'imaginais pas la violence d'une telle réaction. Je trouve inquiétante cette montée de fièvre. Maxime Gremetz (député PC de la Somme) m'a même bousculé à l'issue de la séance dans la salle des colonnes. J'ai préféré ne pas répondre par respect pour son âge. R : Tout de même, on vous sent amer et blessé. - F.G.: Se faire traiter de raciste et de nazi, c'est blessant. Non, je ne suis ni nazi, ni islamophobe. C'est de la pure malhonnêteté, je ne crois pas du tout à la sincérité de la réaction de la gauche. Elle veut voir dans chaque élu de droite un raciste en puissance. Aussi je lui demande des excuses. C'est vrai que face à tel spectacle, on se sent plus utile dans sa commune qu'à l'Assemblée nationale... C'est blessant, mais ça ne m'abat pas. Propos recueillis par Xavier BROUET. | ||
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| Les "you-you" de Grosdidier font sortir la gauche de ses gonds R.L. du Jeudi 1erdécembre 2005 | ||
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| Le député-maire UMP de Woippy, François Grosdidier, a provoqué hier à l'Assemblée nationale la colère de la gauche, en posant une question sur les mariages blancs et en affirmant qu'un "mariage sur deux" dans sa commune se terminait par "des you-you". Ma question ne porte pas sur le racisme anti-blanc", a commenté M. Grosdidier, mais "dans ma commune lors d'un mariage sur deux, l'Hôtel de ville résonne des you-you". Cette affirmation, pendant la séance des questions au gouvernement, a déclenché huées et claquements de pupitres chez les députés socialistes et communistes outrés par ces propos. Ils ont ensuite couvert la voix du député, qui tentait d'ajouter que c'était "de formidables moments de bonheur, des moments de chaleur humaine que nous partageons avec les familles". Le député PS Gérard Bapt a dessiné une croix gammée sur la feuille jaune indiquant le déroulé de la séance et l'a brandie en direction du député de Moselle. "Mais pour près d'un mariage sur cinq, il n'y avait que les futurs époux et les témoins, qui ne se connaissaient manifestement pas. J'ai vu des époux qui avait 40 ou 50 ans de différence, l'amour ne connaît pas la différence d'âge mais...", a poursuivi M. Grosdidier sous les cris de la gauche. Lors de sa réponse, le ministre de la Justice, Pascal Clément, a eu toutes les peines du monde à parler. Le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, est allé au perchoir pour parler au président Jean-Louis Debré qui, à la fin de la réponse du ministre, a enjoint l'Assemblée de "garder la mesure et faire attention à certains propos". M. Ayrault a en outre fait passer un mot en séance à Dominique de Villepin. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a encouragé l'orateur socialiste suivant, Victorin Lurel, à réagir au nom du groupe. Condamnant "avec véhémence" l'intervention de M. Grosdidier, M. Lurel a déclaré: "On ne peut pas accepter de tels dérapages". Le député UMP avait fait parler de lui, quelques semaines plus tôt, en s'attaquant aux rappeurs. Troisième orateur PS, Jean-Yves Le Déaut (Meurthe-et-Moselle) a lancé: "Après le Kärcher, après le charter, après les racailles, M. Grosdidier a manifestement dérapé". "En stigmatisant en permanence les étrangers, c'est des Français, comme nous, que nous insultons". | ||
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| Unifier la solidarité des quartiers à celle des générations R.L. du Jeudi 1erdécembre 2005 | ||
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| Les deux après-midi de fête offerts aux seniors par la municipalité et le Centre communal d'action sociale se sont déroulés dans une ambiance particulièrement chaleureuse. On vieillit bien à Woippy et on vieillit ensemble. Accueillis depuis deux ans dans l'immense salle des fêtes mise à leur disposition par le chef de corps du 1er Régiment du Matériel, 551 seniors ont participé, samedi et dimanche, aux traditionnelles agapes organisées en leur honneur par la municipalité et le Centre communal d'action sociale. Autant de têtes blanches qui, malgré leurs 67 ans bien pesés, ont apprécié le succulent repas préparé et servi par le restaurant Le Cheval d'Or de Gravelotte, avant de se laisser emporter sur la piste de danse au son des chansons bavaroises de l'orchestre Frantz Peter. Pour les accueillir et les aider, une équipe de choc guidée par deux éducateurs du CMSEA. Agés de 10 à 13 ans, Ramazan et Kadher, de Boileau-Prégénie, El Mehdi et Kadher, de Saint-Eloy, ont ravi les invités qui les ont unanimement appréciés pour leur présence, leur gentillesse, leur disponibilité et leur sourire permanent. Ces joyeuses retrouvailles ont été l'occasion pour le député-maire François Grosdidier de remettre, au nom de la municipalité et sous un tonnerre d'applaudissements, de magnifiques corbeilles de fleurs aux doyens de chaque journée, ainsi qu'à deux couples qui ont fêté cette année leurs cinquante années de mariage. Et aussi de promettre "pour 2006" les fondations de la maison de retraite médicalisée, avant d'ouvrir officiellement les festivités. | ||
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| Malek Boutih dénonce la "petite chanson raciste" à l'UMP Le Nouvel Obs du Jeudi 1erdécembre 2005 | ||
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| PARIS (AP) -- Le secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions de société Malek Boutih a dénoncé jeudi la "petite chanson raciste qu'on est en train de réintroduire" à l'UMP "et qui doit cesser immédiatement". Depuis les violences urbaines, "on a ouvert une boite de Pandore" et "on essaie de trouver un bouc-émissaire de couleur", s'est-il indigné dans le cadre de l'émission "Questions d'info" sur la Chaîne parlementaire et France info. Malek Boutih a ainsi expliqué avoir "compris comme une allusion raciste" les propos du député UMP François Grosdidier, qui a provoqué mercredi un incident à l'Assemblée nationale en évoquant les "youyous" qui résonneraient dans sa mairie lors des mariages impliquant des personnes issues de l'immigration. "Il y a une sorte d'emballement au sein du gouvernement", a-t-il déploré. Le Premier ministre Dominique de Villepin et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, avec leur "guéguerre", "sont en train de faire totalement dériver à droite (le) gouvernement". Malek Boutih a qualifié cette "dérive" d"'extrêmement dangereuse". Car "aucun des deux ne récupérera l'électorat d'extrême droite": "à chaque fois qu'il y a eu une surenchère sur ce terrain-là, c'est l'extrême droite elle-même qui en a profité". C'est donc "une erreur de stratégie politique qui risque d'être grave". Le secrétaire national socialiste a aussi dénoncé un "climat malsain" dans le groupe UMP et ces "petits députés qui ne pensent qu'à leurs petites élections" et qui "soufflent sur les braises". "On a l'impression que le gouvernement n'a plus prise sur son propre groupe parlementaire", a-t-il déploré, en citant l'incident des "youyous", mais aussi le récent rejet de la proposition visant à abroger une disposition de la loi du 23 février 2005 évoquant "l'aspect positif" de la colonisation ou les critiques sur le coût de l'hospitalisation à Paris du président algérien Abdelaziz Bouteflika. AP | ||
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| Les "you-you" du député Grosdidier L'Express du Jeudi 1erdécembre 2005 | ||
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| Le maire UMP de Woippy s'exprimait hier sur la question des mariages blancs. Au kärcher... Le Parti socialiste et l'UDF ont dénoncé les propos de François Grosdidier sur les mariages mixtes, hier, à l'Assemblée nationale, les jugeant marqués du sceau du "racisme ordinaire". L'intervention du député-maire de Woippy, en Moselle, lors de la séance des questions d'actualité, a conduit le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, à quitter son banc pour s'entretenir avec le président de l'Assemblée, Jean-Louis Debré. "Je crois que nous devons garder la mesure et faire attention à certains propos", s'est-il indigné. Pendant ce temps-là, Henri Emmanuelli, lui, choisissait de quitter l'hémicycle. Les raisons de cette colère? Cette phrase: "Dans ma commune, lors d'un mariage sur deux, l'Hôtel de ville résonne de you-yous". Et celle-ci: "Ce sont de formidables moments de bonheur, de chaleur humaine que nous partageons avec les familles, mais pour près d'un mariage sur cinq, il n'y avait que les futurs époux et les témoins qui ne se connaissaient manifestement pas". Objectif de cette povocation: obtenir le renforcement des moyens pour lutter contre les mariages blancs en France. Dérives et dérapages Appelé à répondre, le garde des Sceaux, Pascal Clément, a eu beaucoup de mal à se faire entendre. Il a assuré que les mesures annoncées par Dominique de Villepin mardi permettraient un contrôle effectif des mariages contractés à l'étranger. "Nous aurons (...) la certitude de garder notre volonté humaniste qui pousse un certain nombre d'entre nous à se marier à l'étranger et en même temps vérifier qu'il s'agit bien de mariage et non d'un emploi du Code civil contre les intérêts de notre pays", a-t-il conclu, la voix couverte par les lazzis de l'opposition. Pour Jean-Marc Ayrault, "à force d'exagérations et de dérives, on finit par faire dériver la droite vers l'extrême droite et je pense que c'est le problème, aujourd'hui, de l'UMP". Pour Victorin Lurel, député PS de Guadeloupe, "on ne peut pas accepter de tels dérapages". Le secrétaire national du PS aux DOM-TOM a réclamé une condamnation officielle de "toute la représentation nationale". Au nom de l'UDF, François Sauvadet a dénoncé des propos "particulièrement choquants (...) qui relèvent du racisme ordinaire". "Cela ne grandit pas le Parlement d'entendre de tels propos", a stigmatisé le porte-parole du groupe centriste. Bernard Accoyer, le président du groupe UMP, a tenté d'apaiser la polémique. "L'intention du député n'était absolument pas de stigmatiser qui que ce soit. Au contraire, il avait une question de fond à poser", a-t-il estimé. C'est déjà François Grosdidier qui, la semaine dernière, avait pris la tête d'une coalition de plus de 150 députés de droite, exigeant des poursuites judiciaires contre sept groupes de rap français qu'ils accusent d'incitation au "racisme anti-blanc" et à la "haine de la France". Eric Mettout, avec Reuters | ||
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| Un pôle éducatif fort à St-Eloy R.L. du Mercredi 30 novembre 2005 | ||
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| Au coeur du quartier Saint-Eloy, le foyer social du CMSEA connaît une refonte en profondeur de ses structures intégrant notamment la création d'une cantine scolaire transformable en salle des fêtes. Livraison à la rentrée 2006. Cédé à la ville pour un euro symbolique par le CMSEA (Comité mosellan de sauvegarde, de l'enfance, de l'adolescence), le bâtiment du foyer centre-social Saint-Eloy bénéficie depuis quelques semaines d'importants travaux de réhabilitation entrepris dans le cadre de l'Opération de rénovation urbaine. Une refonte en profondeur qui permettra au coeur socioculturel du quartier de s'intégrer dans le grand projet de développement du pôle socio-éducatif du site Verlaine voulu par la municipalité après consultation du comité d'usagers et des habitants du quartier. Il s'agit de conforter et concentrer les activités du foyer centre social (l'Espace livres "Le Chat pitre dort" y trouvera sa place), de mutualiser un certain nombre d'équipements (informatique) et d'ouvrir une cantine pour les enfants fréquentant le groupe scolaire tout en offrant aux habitants du quartier une grande salle pour les réunions familiales et associatives dans des conditions d'hygiène et de sécurité optimales. Pour éviter les nuisances, cette salle est orientée à l'arrière du bâtiment sur un espace ouvert, aménagé et partagé avec la place de la Chapelle. En visite sur le chantier en compagnie de ses adjoints et collaborateurs, François Grosdidier a tenu à se rendre compte de l'avancement des travaux: "en confortant les activités du foyer, nous avons voulu créer sur le site Verlaine un pôle socio-éducatif fort calé sur le projet socio-pédagogique du foyer qui disposera de locaux plus fonctionnels permettant pratiquement d'affecter une salle par activité. Les ados y côtoieront les anciens. Même si parfois les rapports peuvent être un peu rugueux, il faut qu'ils apprennent à bien se conduire avec les autres générations". "La cantine devrait ouvrir pour la rentrée scolaire 2006, le reste dans les deux ou trois mois qui suivront" affirme Joseph Agius, adjoint chargé des travaux et du patrimoine. Le plan de financement de cette opération (2 815 775 Eur HT) fait appel à la participation l'ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) pour 72 % (2 023 947 Eur HT), de la Région Lorraine pour 8% (228 673 Eur HT) et de la commune de Woippy pour 20% (563 155 HT). | ||
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| Rap : la réponse aux censeurs L'Humanité du Mercredi 30 novembre 2005 | ||
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| La saisie par le député UMP François Grosdidier du ministre de la Justice contre quelques groupes de rap joue sur la méconnaissance de cette forme d’art et sent la censure politique. Mardi 22 novembre, 152 députés et 49 sénateurs, en majorité de droite et emmenés par l’UMP François Grosdidier, ont saisi le ministre de la Justice contre des artistes de rap : Monsieur R, Smala, les groupes Lunatic (dissous), 113, Ministère Amer et les chanteurs Fabe et Salif. En effet, pour le député maire de Woippy (15 000 habitants) et ses cosignataires, des chansons et des clips comme ceux produits par Monsieur R « constituent une incitation au racisme et à la haine » d’autant plus dangereuse que cette musique ne s’adresse pas à un « public averti [...] en mesure de prendre des messages au deuxième, au troisième ou au quatrième degré ». Reliant la rage verbale de certains rappeurs aux dernières explosions de violence en banlieue, il explique : « cela conditionne et c’est ce qui fait passer à l’acte ». La saisine fait chronologiquement suite à une première lettre de monsieur Grosdidier au ministre de la Justice portant son attention sur les textes de Monsieur R et à une proposition de loi présentée le 28 septembre dernier par Daniel Mach et Jean-Paul Garraud visant à instaurer un délit d’atteinte à la dignité de la France et de l’État. Proposition qui prenait elle aussi comme prétexte la chanson FranSSe de l’album Politikment incorrekt de Monsieur R. Les députés exposaient ainsi leur motif : « Les paroles de ce titre sont édifiantes : "La France est une garce, n’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser, comme une salope, faut la traiter mec..., je pisse sur Napoléon et le général de Gaulle... La France est une mère indigne qui a abandonné ses fils sur le trottoir sans même leur faire un signe". La bande-vidéo de cette chanson est à l’avenant, et les internautes ont pu découvrir avec effarement des femmes dénudées se frottant de façon indécente au drapeau français...Ces propos sont indiscutablement une atteinte à la dignité de l’État et de notre pays. La sauvegarde de notre pays, de notre démocratie et de nos valeurs républicaines est en jeu ! » La grandiloquence du propos cache une idée qui pourrait s’exprimer plus simplement : derrière l’apparence de l’art, le rap n’est qu’un « pousse-au-crime ». Comme tel, il doit être considéré comme dangereux. Une idée, portée depuis ses débuts par l’extrême droite, mais que partagent de plus en plus d’élus de la droite parlementaire, comme en témoigne la saisine du 22 novembre. Une idée qui vit et prospère, comme beaucoup de préjugés, sur le terreau de l’ignorance. Car, sans nier les dérives racistes, homophobes ou sexistes inexcusables de certains chanteurs de rap (dérives qui existent aussi bien dans certains univers rock), il faut méconnaître l’histoire même de ce nouvel art du chanter populaire pour le réduire à l’appel au crime. Né dans les années soixante-dix, dans les ghettos des métropoles américaines, le rap (en anglais, to rap signifie scander) est depuis ses débuts l’expression, parfois drôle, humoristique, parfois agressive et brutale des sentiments éprouvés par des populations socialement, économiquement et politiquement reléguées. Pourtant, trente-cinq ans d’existence et combien d’émeutes, combien de crimes peut-on lui imputer ? Ignorance des acteurs et de la scène du rap, mais ignorance aussi de la sociologie et des modes de sa réception. D’abord, l’équation qui sous-tend les propos de François Grosdidier selon laquelle « auditeurs de rap = banlieues = émeutiers » (cf. l’interview avec Sylvia Faure ci-contre) est fausse. Le public du rap dépasse largement le cadre de nos banlieues. Ensuite, si, bien sûr, il existe quelques personnes fragiles qui prennent au pied de la lettre ce qui vaut symbole et mérite, comme pour toute forme d’art, interprétation, la majorité des amateurs savent conserver une saine distance face aux textes. D’après les sociologues, nous sommes de toute façon loin des « des jeunes déstructurés ou paumés de nos quartiers » désignés par le député UMP. Alors, le rap, une invitation au « terrorisme » : ce manque de recul historique ne cacherait-il pas quelque chose ? Au-delà des a priori qu’elles véhiculent, la proposition de loi défendue par messieurs Mach et Garraud et la saisine de François Grosdidier auprès du ministre de la Justice font craindre une manipulation politique. Une manipulation qui surferait avec cynisme sur la vague d’un retour à la morale, se complairait à dessein dans l’inquiétude née du 11 septembre 2001 et jouerait, à des fins électoralistes, la peur de l’autre contre l’intelligence de l’art. Jérôme-Alexandre Nielsberg | ||
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| Grosdidier chez Fogiel : "Contre tous les racismes" R.L. du Lundi 28 novembre 2005 | ||
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| En août dernier, François Grosdidier, député-maire de Woippy a fustigé les textes anti-français de certains groupes de rap. Hier soir, il était à On ne peut pas plaire à tout le monde. Un instant de pure polémique. Lors de l'émission de Marc-Olivier Fogiel, hier soir sur France 3, convié à un face à face avec Monsieur R - le rappeur qui débite des violences au fil de ses chansons - le député-maire de Woippy, François Grosdidier, a eu bien du mal à défendre sa position. A savoir: obtenir la condamnation de ces prétendus artistes qui incitent à la haine. "Je ne peux accepter des textes qui prônent le racisme et la violence. Ma ville abrite 70 % de logements sociaux et un tiers de la population est musulmane. Dans les centres sociaux, nous utilisons le rap, mais il n'est pas acceptable de recourir au racisme anti-français". Le débat lancé, le chanteur, Monsieur R, qui est au centre de la tourmente qu'il a provoquée, a également tenté de s'expliquer : "Je ne parle pas du peuple français, mais des dirigeants politiques. Ce qui n'est pas normal, c'est qu'il y ait 40 % de chômage dans les cités". Une sortie, qui a certes suscité des applaudissements parmi le public présent dans le studio de télévision, mais qui n'a guère convaincu. D'ailleurs Monsieur R a ensuite voulu enfoncer le clou en invectivant son interlocuteur : "Vous n'avez qu'à tout interdire, le cinéma, le théâtre". Un amalgame qui n'a guère fait mouche, mais n'a pas non plus contribué à faire passer un message. L'animateur Guy Carlier a encore jeté un peu d'huile sur le feu en s'adressant à l'élu : "En disant cela, vous jouez sur la peur des gens". Jeanne Moreau, présente lors de l'émission a enfin formulé un rêve : "Celui de l'apaisement et de l'harmonie, car il n'est pas possible de vivre de tels affrontements". Rien à voir avec l'esprit même de l'émission. M. G. | ||
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